Le Soudan durcit les sanctions contre les informateurs des Forces de soutien rapide
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sudan Tribune
Le Conseil des ministres soudanais appelle à renforcer la mobilisation et réclame les peines les plus lourdes contre les personnes reconnues coupables d’avoir transmis aux Forces de soutien rapide les coordonnées de sites visés par des drones. Le gouvernement accuse cette force d’avoir détruit environ 14 centrales électriques en une semaine, provoquant des coupures qui affectent notamment les hôpitaux et les stations d’eau, rapporte Sudan Tribune.
Le Conseil des ministres soudanais a ordonné dimanche de punir au maximum les personnes reconnues coupables d’avoir transmis aux Forces de soutien rapide (FSR), groupe paramilitaire en guerre contre l’armée, les coordonnées de sites stratégiques ou civils visés par des drones. Le porte-parole du ministère de la Culture et de l’Information, Graham Abdel Gadir, a rapporté cette décision après une réunion du gouvernement, selon Sudan Tribune.
Le Conseil a également appelé à renforcer la mobilisation officielle et populaire. Depuis une semaine, des frappes de drones attribuées aux FSR ont endommagé environ 14 centrales électriques dans huit États, provoquant des coupures qui affectent notamment les hôpitaux, les stations d’eau et les boulangeries, rapporte Sudan Tribune. Les autorités soudanaises accusent l’Éthiopie d’avoir facilité le départ des appareils depuis son territoire.
Cette décision intervient après les frappes contre deux centrales, qui ont tué une femme, rapportées le 1er novembre dans un bilan des attaques de drones au Soudan. La veille, Khartoum avait aussi accusé l’Ukraine d’entraîner les FSR, selon un article sur les accusations contre l’Ukraine.




