Le Soudan accuse l’Éthiopie de 162 attaques de drones
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radio Dabanga

Le gouvernement soudanais affirme que 162 attaques de drones lancées depuis l’Éthiopie ont tué plus de 400 civils et 102 militaires au Soudan. Des responsables ont aussi accusé Addis-Abeba de soutenir les Forces de soutien rapide et appelé la communauté internationale à réagir, selon Radio Dabanga.
Le Soudan accuse l’Éthiopie d’avoir servi de base au lancement de 162 attaques de drones, qui auraient tué plus de 400 civils et 102 militaires. Ces accusations ont été formulées lors d’un briefing réunissant des responsables militaires et du renseignement ainsi que des hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères et de l’Information, selon Radio Dabanga.
Les responsables soudanais ont cité des bases situées à Assosa, Bahir Dar et le long de la frontière soudano-éthiopienne, ainsi que des appareils chinois et les drones turcs Bayraktar Akıncı et Bayraktar TB2. Ils affirment que plusieurs engins, dont des Akıncı et des CH-95, ont été abattus par les forces soudanaises. Des écoles, des stations-service, des centres de santé et des hôpitaux auraient également été détruits dans les zones visées, notamment à El Damazin, Sennar, Kosti, El Obeid et Bara.
Le sous-secrétaire soudanais aux Affaires étrangères Muawiya Osman Khalid a déclaré que Khartoum poursuivait une politique de « patience stratégique », tout en refusant de compromettre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays. Il a appelé la communauté internationale à agir contre ce qu’il a décrit comme une agression menaçant les civils et la stabilité régionale. L’Éthiopie rejette les accusations de soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), qu’elle juge infondées.
Les autorités soudanaises estiment que ces frappes cherchent à empêcher le retour des déplacés, en particulier à Khartoum, et à compromettre le rétablissement de la vie normale. Elles les accusent aussi de risquer d’élargir la guerre à une confrontation régionale. Cette dénonciation intervient après l’alerte de l’ONU sur les drones à El Obeid et les accusations soudanaises contre 20 pays soupçonnés d’armer les FSR, formulées le 28 octobre.


