L’ONU alerte sur les drones et la répression à El Obeid
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radio Tamazuj

La Mission internationale d'établissement des faits de l'ONU alerte sur les attaques de drones attribuées aux Forces de soutien rapide et sur les arrestations arbitraires à El Obeid, au Soudan. Elle estime que les civils, les services essentiels et les sites de déplacés restent exposés, selon son rapport publié mercredi.
Les attaques de drones attribuées aux Forces de soutien rapide (FSR), groupe paramilitaire soudanais, et la répression menée par des forces liées à l’armée soudanaise exposent davantage les civils à El Obeid, capitale du Kordofan-Nord. Les frappes ont tué et blessé des civils, endommagé des écoles et des sites accueillant des déplacés, et perturbé l’accès aux soins, à l’électricité et à l’eau, selon un rapport publié mercredi par la Mission internationale indépendante d’établissement des faits de l’ONU sur le Soudan.
La ville reste partiellement encerclée par les FSR, ce qui expose ses habitants à des violences persistantes et à de graves pénuries. La mission affirme que les forces de sécurité liées aux Forces armées soudanaises (FAS) ont parallèlement intensifié la surveillance et les arrestations arbitraires. Elle avertit que les attaques répétées contre des quartiers résidentiels, des écoles et des infrastructures civiles pourraient constituer des crimes de guerre.
« La situation à El Obeid et dans ses environs reste grave et le risque d’atrocités est élevé », a déclaré Mohamed Chande Othman, président de la mission. Celle-ci enquête également sur des violences dans l’État du Nil-Bleu, une frappe de drone à Abyei qui a tué des dizaines de civils et des attaques près de la frontière entre le Soudan et l’Égypte ayant fait des dizaines de morts parmi des mineurs artisanaux.
Le rapport accuse les FAS, les FSR et leurs alliés de limiter l’aide humanitaire par des attaques, des obstacles administratifs, la militarisation et des restrictions d’accès. Il intervient un an après la prise d’El-Fasher et des zones voisines par les FSR et leurs alliés, des violences dont la mission de l’ONU avait déjà relevé les signes caractéristiques d’un génocide. Cette alerte fait suite aux frappes de drones contre des centrales électriques et aux frappes meurtrières au Kordofan-Sud.


