Le Soudan accuse l’Éthiopie d’avoir lancé des drones contre ses infrastructures
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radio Tamazuj

Le gouvernement soudanais accuse l’Éthiopie d’avoir servi de point de départ à des frappes de drones visant des infrastructures civiles, notamment des centrales électriques et des installations de carburant. Présentées à Khartoum le 28 octobre, les données techniques et images satellitaires n’ont pas pu être vérifiées indépendamment par Radio Tamazuj.
Le gouvernement soudanais accuse l’Éthiopie d’avoir participé à une série d’attaques de drones contre des infrastructures civiles, notamment des centrales électriques et des installations de carburant. À Khartoum, des responsables ont présenté des fragments de drones interceptés et des données de trajectoire qu’ils disent relier les sites de lancement au territoire éthiopien, selon Radio Tamazuj. Le média indique ne pas avoir pu vérifier ces éléments de manière indépendante.
Les frappes de mercredi ont touché la centrale électrique d’El Manaqil, dans l’État de Gezira, provoquant une coupure de courant dans la ville et ses environs. Le gouvernement soudanais a également fait état d’attaques contre des dépôts de carburant et un oléoduc lié au port de Bashayer, dans l’État de la mer Rouge. Mardi, une frappe avait mis hors service la centrale de Markhiyat, au nord-ouest d’Omdurman, perturbant l’alimentation électrique dans une partie de la région de Khartoum.
Des responsables soudanais affirment que les infrastructures électriques ont été visées à sept reprises en une semaine. Ils signalent aussi des frappes contre des hôpitaux, des mosquées et des quartiers résidentiels dans plusieurs États. Le sous-secrétaire aux Affaires étrangères Muawiya Osman Khalid a accusé l’Éthiopie et les Émirats arabes unis de faciliter ces attaques et a déclaré que le Soudan se réservait le droit de défendre son territoire.
Cette accusation intervient après la frappe qui a plongé une partie de Khartoum dans le noir le 27 octobre. La veille, des frappes de drones avaient été signalées contre des stations-service au Soudan (25 octobre.



