Le Malawi augmente fortement les frais de licences minières
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Malawi Voice

Le Malawi relève fortement les frais de licences minières, avec jusqu’à 10,155 millions de kwachas pour les grands exploitants et une hausse de 30 000 à 350 000 kwachas pour les petits mineurs. Le nouveau barème a été annoncé le 5 novembre par l’autorité malawite de régulation des mines et des minerais.
Le Malawi a fortement relevé les frais de licences minières, les opérateurs à grande échelle devant désormais payer jusqu’à 10,155 millions de kwachas selon la superficie couverte. Les petits exploitants voient leur licence passer de 30 000 à 350 000 kwachas, soit une hausse de plus de dix fois, selon un avis daté du 5 novembre 2026 de la Mining and Minerals Regulatory Authority (MMRA), cité par Malawi Voice.
La nouvelle grille fixe notamment à 315 000 kwachas, contre 10 000 auparavant, la licence de prospection non exclusive par district. La licence de reconnaissance coûte 525 000 kwachas, celle d’exploration 1,575 million et celle de rétention 8 millions. Les licences d’exploitation minière à moyenne échelle sont fixées à 5,0779 millions de kwachas, tandis que les grandes exploitations doivent payer entre 5,603 millions et 10,155 millions selon la taille de leur périmètre.
La MMRA, dirigée par intérim par Lloyd Muhara, devrait percevoir 2,2 milliards de kwachas au cours de l’exercice 2026-2027, contre une prévision de 2,5 milliards pour 2027-2028. En 2025, elle avait délivré des licences à 1 222 entreprises, selon le rapport économique annuel 2026.
Le gouvernement a parallèlement suspendu la délivrance de nouvelles licences minières pendant un audit et une restructuration du secteur et interdit l’exportation de minerais non transformés, dont l’uranium, les terres rares, le graphite, le charbon, les pierres précieuses et l’or. La commission parlementaire des ressources naturelles et du changement climatique avait recommandé en mars de porter les frais annuels de licence de 10 000 à 1 million de kwachas, tandis que la Banque mondiale avait averti en juin que l’instabilité réglementaire et la faible consultation du secteur pouvaient nuire à l’investissement.




