Le Ghana veut légaliser les mines artisanales par des coopératives
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Starr FM

Sammy Gyamfi, directeur général du Ghana Gold Board, présente un programme visant à regrouper les mineurs artisanaux informels en coopératives, à les former et à faciliter l’obtention de licences. Dans une déclaration datée du 31 octobre 2026, il cite les expériences de la Colombie, de la Mongolie, du Pérou et de la Tanzanie comme pistes pour formaliser le secteur et renforcer la protection de l’environnement.
Le Ghana veut organiser les mineurs artisanaux informels en coopératives, les former et faciliter l’obtention de licences pour qu’ils puissent exercer légalement. Le programme de développement des compétences et de l’exploitation minière coopérative responsable (rCOMSDEP), porté par le ministère des Terres et des Ressources naturelles, pourrait s’inspirer d’initiatives menées en Colombie, en Mongolie, au Pérou et en Tanzanie, a déclaré le directeur général du Ghana Gold Board, Sammy Gyamfi, dans une déclaration datée du 31 octobre, rapporte Starr FM.
Les expériences citées combinent différents outils de formalisation : la Colombie a adopté en 2022 une loi permettant aux mineurs traditionnels de demander une régularisation, tandis que la Mongolie a ouvert en 2017 l’activité aux coopératives et partenariats enregistrés. Au Pérou, le registre de formalisation a retiré 50 565 mineurs en juillet 2025 pour non-respect des exigences ; 31 560 autres ont bénéficié d’un délai exceptionnel jusqu’au 31 décembre 2025.
En Tanzanie, l’enregistrement des mineurs éligibles et l’attribution de zones reconnues ont été accompagnés de licences, d’un appui technique et de centres de traitement sans mercure. Plus de 5 000 groupes miniers y ont été constitués. Le Ghana a déjà annoncé des mesures d’encadrement de l’orpaillage artisanal dans la région Occidentale.



