La Banque mondiale alerte sur l’urbanisation désordonnée au Nigeria
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Leadership
Image d’illustration · Thang Nguyen · Pexels · Licence PexelsLa Banque mondiale avertit que l’urbanisation désordonnée pourrait renchérir les infrastructures, réduire la productivité et limiter la création d’emplois au Nigeria. Elle prévoit notamment que Lagos passera de 12,8 à 16,2 millions d’habitants d’ici 2050, tandis qu’Onitsha atteindrait 8,7 millions, selon son rapport publié jeudi.
La Banque mondiale prévoit que la population de Lagos passera de 12,8 millions d’habitants en 2025 à 16,2 millions en 2050, soit une hausse de plus de 25 %. Dans son rapport sur l’urbanisation en Afrique subsaharienne, publié jeudi, elle avertit qu’une expansion urbaine mal planifiée augmenterait les coûts des infrastructures, réduirait la productivité et limiterait la création d’emplois au Nigeria, selon Leadership.
La population d’Onitsha devrait également progresser de 5,6 millions à 8,7 millions d’habitants sur la même période, tandis que Kano passerait de 4,8 millions à environ 6,3 millions. À l’échelle de l’Afrique subsaharienne, les surfaces occupées par les villes devraient augmenter de 90 % entre 2025 et 2050, et 71 % de la croissance démographique urbaine devrait se produire au-delà des limites actuelles des agglomérations, d’après la Banque mondiale.
L’institution recommande de planifier les réseaux routiers et de protéger les emprises avant l’installation des habitations. Elle préconise également des réformes du regroupement et du lotissement des terres ainsi que des investissements précoces dans les infrastructures de base afin de mieux relier les quartiers aux emplois, aux marchés et aux services essentiels.





