Le cinéma en kinyarwanda séduit le public burundais
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Yaga Burundi
Image d’illustration · Tima Miroshnichenko · Pexels · Licence PexelsDes petites salles de quartier au Burundi attirent des spectateurs avec des films expliqués oralement en kinyarwanda par des traducteurs rwandais. À Buterere, l’entrée coûte 500 BIF et cette pratique, appelée « Agasobanuye », est particulièrement consommée par les jeunes, selon Yaga Burundi.
De petites salles de cinéma à Bujumbura et dans d’autres localités du Burundi attirent des spectateurs avec des films expliqués et traduits oralement en kinyarwanda par des traducteurs rwandais, rapporte Yaga Burundi. L’entrée observée dans une salle du quartier de Buterere coûte 500 francs burundais et la salle était pleine malgré des conditions rudimentaires et une ventilation limitée.
Les traducteurs, parmi lesquels Master Jake, Rocky Kimomo et PK, ne se contentent pas d’interpréter les dialogues. Ils expliquent les scènes, réagissent à l’action et ajoutent des touches d’humour, faisant de l’interprétation une partie du spectacle. Yaga Burundi rapporte que de nombreux Burundais, jeunes et moins jeunes, consomment ce type de films depuis plusieurs années.
Le phénomène soulève trois questions rapportées par Yaga Burundi : pourquoi le kinyarwanda s’est imposé dans ces salles alors que le public est burundais, pourquoi les traducteurs rwandais sont beaucoup plus présents que leurs homologues burundais et pourquoi les films sont expliqués oralement plutôt que doublés en kirundi.





