Au Burundi, les familles lourdement touchées par les AVC
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Iwacu
Image d’illustration · RDNE Stock project · Pexels · Licence PexelsAu Burundi, les accidents vasculaires cérébraux bouleversent la vie des proches, qui interrompent leurs études ou leur travail et assument des dépenses médicales élevées. Une famille a notamment vendu un terrain après la récidive de l’AVC d’une patiente hospitalisée, rapporte Iwacu.
Au Burundi, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) perturbent la scolarité, les activités quotidiennes et les finances des proches des patients, rapporte Iwacu. Gisèle Kaneza, étudiante à l’Université du Burundi, manque parfois ses cours pour s’occuper de sa mère hospitalisée, tandis que ses frères et sœurs encore scolarisés ne peuvent pas la remplacer.
Les frais d’hospitalisation et de médicaments peuvent contraindre les familles à vendre leurs biens. Gérard Nibigira, dont la femme est hospitalisée à l’hôpital Roi Khaled après un deuxième AVC, affirme avoir vendu un terrain pour payer près d’un mois de traitement.
Le neurologue et enseignant-chercheur à l’Université du Burundi Patrice Barasukana insiste sur l’urgence de la prise en charge, le respect du traitement pour prévenir les récidives et l’amélioration de l’accès aux examens diagnostiques. Il présente l’AVC comme une urgence provoquée soit par l’obstruction d’un vaisseau sanguin du cerveau, soit par sa rupture.





