Le Canada durcit l’accès aux emplois peu rémunérés
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Kenyans.co.ke

Le Canada prolonge jusqu’à deux ans la validité des autorisations de recrutement de travailleurs étrangers et restreindra certains emplois peu rémunérés dès le 1er mars 2027. Dans les villes de plus de 250 000 habitants où le chômage est inférieur à 6 %, les employeurs devront cibler les métiers connaissant une pénurie de main-d’œuvre, selon le gouvernement canadien.
Le Canada a modifié les règles de son Programme des travailleurs étrangers temporaires, avec notamment des autorisations d’embauche pouvant désormais couvrir jusqu’à deux ans, contre un an auparavant. La mesure a été annoncée vendredi 6 novembre par le gouvernement canadien. Ces autorisations, appelées évaluations de l’impact sur le marché du travail (EIMT), sont généralement nécessaires aux employeurs avant de recruter des travailleurs étrangers et servent à établir qu’aucun Canadien ne peut occuper le poste vacant.
À partir du 1er mars 2027, les employeurs de villes canadiennes de plus de 250 000 habitants où le chômage est inférieur à 6 % ne pourront recruter des travailleurs étrangers à bas salaire que dans les métiers confrontés à des pénuries de main-d’œuvre. Des restrictions similaires concerneront certaines zones métropolitaines de 100 000 à 250 000 habitants et les secteurs ruraux situés dans de grandes régions métropolitaines, selon le gouvernement canadien.
Le gouvernement prévoit aussi de relever, dans certaines villes, de 10 % à 15 % la part maximale de travailleurs étrangers dans les effectifs des employeurs éligibles. Les secteurs prioritaires, notamment la santé, la construction et la transformation alimentaire, conserveront une limite de 20 %, selon la ministre canadienne de l’Emploi et de la Famille Patty Hajdu.
Patty Hajdu a déclaré que les réformes devaient permettre aux entreprises de répondre aux pénuries réelles de main-d’œuvre tout en donnant la priorité aux Canadiens pour les emplois disponibles.



