La France paralysée par des manifestations contre la vie chère
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Africanews

Des travailleurs, des étudiants et des syndicats ont manifesté dans plusieurs villes françaises pour réclamer des salaires plus élevés, une fiscalité plus juste et de meilleurs services publics. À Lyon, des affrontements ont entraîné six arrestations, tandis que Paris a connu d’importantes perturbations des transports et la fermeture de plusieurs écoles, selon Africa News.
La France a connu jeudi 5 novembre une journée nationale de grèves et de manifestations contre la vie chère, avec des revendications portant sur les salaires, la justice fiscale et les services publics. Les syndicats avaient prévu environ 250 rassemblements et déposé plus de 1 100 préavis de grève, tandis que 70 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés, selon Africanews.
À Lyon, plus de 25 000 personnes ont participé à la marche selon les organisateurs. La police a fait état d’affrontements avec environ 500 manifestants, après des jets de projectiles et l’incendie de palettes. Six personnes ont été interpellées, les quatre lignes de métro et les deux funiculaires ont été arrêtés et la manifestation a été repoussée après 600 mètres.
À Paris, les syndicats ont marché de République à Nation après le rejet par la justice de leur itinéraire initial entre Bastille et Concorde. Les autorités attendaient entre 40 000 et 80 000 participants. Vingt-cinq stations de métro ont été fermées, des lignes de bus et de tramway déviées et environ 80 écoles ont fermé. Des policiers sont aussi intervenus devant le lycée Hélène Boucher, où des élèves avaient bloqué l’entrée avec des poubelles.
Cette mobilisation fait suite aux manifestations massives attendues contre Macron, annoncées le 5 novembre, après plusieurs journées de protestation contre la vie chère, dont celle du 1er novembre marquée par des centaines de milliers de manifestants.




