La hausse du pétrole pénalise davantage les pays en développement
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Infomediaire
Image d’illustration · Fahad Puthawala · Pexels · Licence PexelsLa flambée du pétrole pénalise davantage les économies en développement, où le Brent est passé d’environ 70 dollars en janvier à plus de 120 dollars en mars. La hausse des carburants renchérit le transport, l’alimentation et les biens de consommation, selon un rapport de la CNUCED.
La flambée des cours du pétrole affecte davantage les consommateurs des pays en développement que ceux des économies avancées, selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le baril de Brent est passé d’environ 70 dollars en janvier à plus de 120 dollars en mars, après la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement près d’un cinquième du pétrole mondial.
Les cours ont diminué entre avril et juin avant de repartir à la hausse après l’échec de négociations diplomatiques et la reprise des combats. Les marchés à terme anticipent des prix élevés jusqu’à la fin de l’année, indique la CNUCED.
La hausse des carburants renchérit le transport des marchandises et les coûts d’approvisionnement, ce qui alimente les prix des produits alimentaires et des biens de consommation. Des études antérieures citées dans le rapport estiment qu’une hausse de 25 centimes par litre peut réduire de plus de 5 % en moyenne le pouvoir d’achat des ménages des économies en développement.
Les pays dépendants des importations de carburants consacrent davantage de devises à leur approvisionnement énergétique. En 2023, ces importations nettes représentaient 25 % du produit intérieur brut du Cap-Vert et près de 20 % de celui du Liban. La CNUCED recommande d’investir dans le solaire et l’éolien, moins coûteux que de nouvelles installations fossiles dans plus de 90 % des cas.






