Le Nigeria représente 25 % des décès maternels mondiaux, selon l’ONU
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Trust
L’ONU affirme que le Nigeria représente au moins 25 % des décès maternels recensés dans le monde, tandis qu’une Nigériane sur 22 risque de mourir pendant la grossesse ou l’accouchement. À Abuja, Beatrice Eyong, représentante d’ONU Femmes, a appelé à des mesures concrètes contre les facteurs sociaux et économiques, selon Daily Trust.
Le Nigeria représente au moins 25 % des décès maternels enregistrés dans le monde, a déclaré Beatrice Eyong, représentante d’ONU Femmes au Nigeria et auprès de la CEDEAO, mercredi à Abuja lors de la deuxième conférence annuelle du Réseau national pour la santé et les droits sexuels et reproductifs.
Une Nigériane sur 22 court le risque de mourir pendant la grossesse ou l’accouchement au cours de sa vie, contre environ une femme sur 4 000 dans les pays développés, selon Beatrice Eyong. Elle a appelé le gouvernement, les partenaires au développement, les organisations de la société civile et les autres acteurs à s’attaquer aux facteurs sociaux et économiques à l’origine de ces décès.
La représentante d’ONU Femmes a demandé des recommandations concrètes pour prévenir les violences fondées sur le genre, protéger les défenseurs des droits humains, améliorer l’accès à la justice et appliquer les lois existantes ainsi que les engagements internationaux. Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Muhammad Ali Pate, a réaffirmé que la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente constituait une priorité du gouvernement pour renforcer le système de santé, selon son représentant John Uruakpa.
Cette conférence intervient au lendemain de l’annonce du financement par Google d’une intelligence artificielle de Helium Health contre la mortalité maternelle au Nigeria, publiée le 4 novembre. Le ministre de la Jeunesse, Olawande Ayodele, a par ailleurs estimé que les jeunes ne pourraient participer pleinement à la gouvernance et au développement économique sans accès à des informations et services de santé sexuelle et reproductive sûrs et équitables.






