Le BTP namibien réclame des excuses à Veikko Nekundi
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après The Namibian

La Fédération namibienne des industries de la construction demande au ministre Veikko Nekundi de prouver ses propos selon lesquels seuls trois ou quatre entrepreneurs locaux pourraient réaliser de grands projets. Elle réclame aussi des excuses, estimant que les critères financiers et d’appel d’offres pénalisent les entreprises, rapporte The Namibian.
La Fédération des industries de la construction de Namibie (CIF) a demandé au ministre des Travaux et des Transports, Veikko Nekundi, de justifier ses propos selon lesquels seuls trois ou quatre entrepreneurs locaux seraient capables de mener de grands chantiers. Elle réclame aussi qu’il corrige l’impression créée par cette déclaration et présente des excuses au secteur, rapporte The Namibian.
La directrice générale de la CIF, Bärbel Kirchner, affirme que des entreprises namibiennes disposent de l’expérience, des compétences techniques et des ressources nécessaires. Certaines peinent toutefois à accéder aux marchés en raison de critères d’appel d’offres restrictifs, notamment des seuils financiers et des exigences d’expérience jugées excessives.
Selon la fédération, le ralentissement économique et le manque de projets ont réduit le chiffre d’affaires des entreprises, ce qui complique leur qualification pour de nouveaux contrats exigeant de solides résultats financiers. La CIF conteste également les critères imposant aux candidats d’avoir réalisé chaque année des volumes de travaux supérieurs à ceux historiquement commandés en Namibie.
Kirchner estime que les déclarations du ministre peuvent affaiblir la confiance dans les entreprises nationales et compromettre leurs chances d’obtenir des marchés, tout en favorisant le recours à des entrepreneurs étrangers. La fédération appelle le gouvernement à reconnaître les compétences locales et à revoir les obstacles qui empêchent des entreprises qualifiées de concourir pour les grands contrats.

