Le projet Galp-Moeve échoue, une demi-victoire pour Sonangol
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Mercado

Le projet de partenariat entre Galp et Moeve a échoué, privant notamment la compagnie pétrolière angolaise Sonangol d’un accord qu’elle jugeait défavorable à ses intérêts. Sonangol détient indirectement environ 17 % de Galp et s’opposait au transfert d’une partie du contrôle de la raffinerie de Sines, rapporte Mercado.
La Sonangol, compagnie pétrolière publique angolaise, voit dans l’échec des négociations entre le portugais Galp et l’espagnol Moeve une demi-victoire, selon Mercado. L’accord envisagé aurait laissé à Galp seulement 20 % de l’activité de raffinage à Sines, au Portugal, tandis que Sonangol s’opposait à ce que l’entreprise cède le contrôle de cette raffinerie.
Le projet annoncé en janvier prévoyait deux entités : une coentreprise à parts égales pour les stations-service et une plateforme de raffinage dominée par Moeve. Cette dernière, anciennement Cepsa, est détenue majoritairement par le fonds souverain d’Abou Dhabi Mubadala, avec une participation de 38 % du fonds américain Carlyle. Galp a expliqué que les parties n’avaient pas trouvé l’accord commercial nécessaire à un partenariat durable et créateur de valeur à long terme, selon sa présidente, Paula Amorim.
Sonangol détient indirectement environ 17 % de Galp par l’intermédiaire d’Esperaza, société basée aux Pays-Bas. Esperaza possède 45 % d’Amorim Energia, holding qui contrôle 37,51 % des droits de vote de Galp ; le groupe Amorim en détient les 55 % restants. La compagnie angolaise ne s’était pas exprimée officiellement sur le projet, mais, selon Mercado, elle estimait que Galp ne devait pas abandonner le contrôle de la raffinerie de Sines.
La fin des négociations ravive un désaccord entre les actionnaires d’Amorim Energia. Luanda avait déjà exprimé des réserves lors de la fermeture de la raffinerie de Matosinhos en 2021. Le 16 octobre, le juriste Rui Verde avait aussi présenté le partenariat comme une nouvelle érosion de l’influence angolaise dans les décisions énergétiques européennes, rapporte Mercado.


