L’Afrique du Sud risque de réintégrer la liste grise du GAFI
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Businessday
Image d’illustration · Mikhail Nilov · Pexels · Licence PexelsL’Afrique du Sud risque de réintégrer la liste grise du Groupe d’action financière, après une note de 51,2 sur ses réformes anticorruption. Cette perspective pourrait renchérir les contrôles bancaires, les paiements internationaux et le financement du commerce, alors que les progrès restent bloqués, selon Business Leadership South Africa.
L’Afrique du Sud risque de réintégrer la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), à peine un an après en être sortie, a averti mercredi Business Leadership South Africa (BLSA), une organisation patronale, dans son évaluation trimestrielle. Le pays pourrait subir un renforcement des contrôles sur ses transactions financières, une hausse des coûts de conformité et un retrait de certaines banques internationales de leurs relations de correspondance, selon BLSA citée par Businessday.
Le score des réformes anticorruption est resté inchangé à 51,2 au troisième trimestre, contre 72,5 pour l’ensemble des réformes, et aucun objectif anticorruption n’a progressé. Stuart Theobald, président exécutif du cabinet de recherche Krutham, qui compile le suivi de BLSA, a estimé que le risque de retour sur la liste grise était « significatif ».
L’Afrique du Sud fait actuellement l’objet d’une nouvelle évaluation mutuelle du GAFI. L’examen doit se poursuivre jusqu’en octobre 2027, avec une revue par les pairs prévue au premier trimestre de la même année, notamment pour vérifier si le pays a maintenu l’augmentation des enquêtes et des poursuites contre les réseaux de blanchiment obtenue avant sa sortie de la liste en octobre 2025.
BLSA a mis en cause les faiblesses persistantes des services chargés d’enquêter sur la criminalité organisée, de mener les poursuites à leur terme et de récupérer les avoirs criminels. Sa directrice générale, Busi Mavuso, a appelé à ne pas relâcher les efforts, tandis qu’Ismail Momoniat, conseiller du Trésor national ayant dirigé la campagne de sortie de la liste grise, a également signalé la faiblesse des réformes anticorruption.





