Une coalition libérienne réclame le gel des nouveaux contrats miniers
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Frontpageafricaonline

Une coalition d’organisations de la société civile libérienne demande au gouvernement de suspendre les nouveaux contrats miniers de longue durée, conclus sous une loi datant de 2000. Elle estime que ces accords pourraient prolonger les faiblesses de contrôle et les dommages environnementaux ; la coalition a formulé cet appel lors d’une conférence de presse à Monrovia, le 26 octobre.
Une coalition d’organisations de la société civile libérienne demande au gouvernement de suspendre la signature et la ratification de nouveaux contrats miniers de longue durée jusqu’au remplacement de la loi minière de 2000. Le Consortium des organisations de la société civile sur les minerais, les mines et le développement durable inclusif a lancé cet appel le lundi 26 octobre, lors d’une conférence de presse à Monrovia, selon FrontPage Africa.
Les accords de développement minier fixent généralement les conditions d’activité des grandes compagnies pour au moins 25 ans et acquièrent force de loi après ratification par le Parlement. La coalition estime que les signer sous le cadre actuel risquerait de prolonger les faiblesses de gouvernance, les pertes de recettes et les dommages environnementaux. Elle a appelé le président Joseph Nyuma Boakai et les parlementaires à imposer un moratoire.
Les mines représentent environ un cinquième du produit intérieur brut du Liberia et dominent ses exportations, selon une évaluation publiée en mars 2026 par Forest Trends, un organisme de recherche basé à Washington. Le minerai de fer et l’or sont les principales productions. La coalition affirme que les retombées en emplois, services publics et développement restent insuffisantes pour les communautés proches des sites miniers.
Le rapport de Forest Trends estime que l’État pourrait perdre chaque année des millions de dollars de recettes minières non recouvrées. Entre 2007 et 2023, les compagnies ont versé un peu plus de 844 millions de dollars à l’État, selon l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Liberia. Les permis miniers couvrent par ailleurs plus de deux millions d’hectares de forêt, dans un pays qui abrite environ la moitié de la forêt tropicale humide du hotspot de biodiversité de Haute-Guinée.



