La société civile bissau-guinéenne réclame justice pour deux morts présumées
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après O Democrata

Des organisations de la société civile bissau-guinéenne réclament des enquêtes indépendantes sur les exécutions présumées de Mamadu Tanu Barri et Vigário Luís Balanta, ainsi que sur des tortures et enlèvements. La Déclaration conjointe de Dakar demande aussi la libération des détenus politiques et un retour à l’ordre constitutionnel, rapporte O Democrata.
Des organisations de la société civile bissau-guinéenne ont demandé des enquêtes indépendantes et rapides sur les exécutions sommaires présumées de Mamadu Tanu Barri et Vigário Luís Balanta, ainsi que sur des accusations de torture et d’enlèvements en Guinée-Bissau. Cette demande figure dans la Déclaration conjointe de Dakar, adoptée le 29 octobre 2026 en marge d’un sommet international sur les droits humains dans le pays, rapporte O Democrata.
Les signataires réclament que les responsables de violations soient poursuivis, que les victimes et les témoins soient protégés et que l’indépendance du système judiciaire soit renforcée. Ils demandent aussi la libération des civils et des militaires détenus pour des motifs politiques présumés, ainsi que l’application des décisions de justice.
La déclaration appelle à un dialogue entre les forces politiques, la société civile, la diaspora et les organisations de femmes pour définir le retour à l’ordre constitutionnel et clarifier le processus électoral suspendu en novembre 2025. Elle préconise également le rétablissement des libertés d’expression, de presse, de réunion et de manifestation, ainsi que l’organisation d’élections libres et crédibles.
Les organisations demandent enfin la réactivation du Groupe P5, qui réunit la CEDEAO, l’Union africaine, la CPLP, l’Union européenne et les Nations unies, et la création d’un mécanisme conjoint de suivi. La déclaration intervient après l’accélération de l’enquête sur la mort de Balanta par le Premier ministre bissau-guinéen, annoncée le 30 octobre 2026.
