La Guinée-Bissau réclame la libération des prisonniers politiques
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après O Democrata

Des organisations politiques, syndicales et civiques demandent à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest la libération des prisonniers politiques en Guinée-Bissau et la réouverture des sièges de partis. Leur manifeste, remis à la médiation sénégalaise de l’organisation à Dakar, réclame aussi la levée des restrictions visant partis, société civile et médias, selon O Democrata.
Des organisations de Guinée-Bissau ont demandé à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) d’intervenir pour obtenir la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques encore détenus dans le pays. Elles affirment que leur maintien en prison contrevient aux décisions des tribunaux. Leur demande figure dans un manifeste remis le 23 octobre 2026 à Dakar à la médiation sénégalaise de la Cédéao pour la Guinée-Bissau.
Les signataires réclament aussi la réouverture des sièges des partis politiques et la levée des restrictions visant les partis, les organisations de la société civile et les médias. Ils contestent l’impartialité de la médiation sénégalaise, qu’ils accusent d’être proche des autorités bissau-guinéennes, et demandent une médiation réunissant les acteurs politiques, militaires et sociaux.
Le manifeste appelle la Cédéao à agir auprès du commandement militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel et démocratique, dans le respect, selon les signataires, du vote exprimé en novembre 2025. Les organisations menacent également de réclamer des sanctions individuelles contre les responsables qui feraient obstacle au retour à la normalité constitutionnelle.
Cette initiative s’inscrit dans les démarches déjà adressées à la Cédéao sur la crise politique bissau-guinéenne. Le 4 octobre, 24 personnalités avaient appelé l’organisation ouest-africaine à rétablir l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau.

