Le syndicat bissau-guinéen réclame la régularisation de 1 112 enseignants
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après O Democrata

Le syndicat national des enseignants de Guinée-Bissau demande au gouvernement de régulariser la situation de 1 112 professeurs dont la reclassification, déjà validée par le ministère de l’Éducation, reste à appliquer. Son président, Domingos Carvalho, appelle aussi à poursuivre le paiement régulier des salaires pour prévenir des perturbations scolaires, selon O Democrata.
Le Syndicat national des professeurs de Guinée-Bissau (SINAPROF) réclame la régularisation de 1 112 enseignants dont le processus de reclassement a été achevé et validé par le ministère de l’Éducation. Son président, Domingos Carvalho, a demandé au gouvernement d’en assurer l’exécution lors d’un entretien publié le 21 octobre 2026 par O Democrata.
Carvalho a salué la titularisation en cours de 5 000 enseignants contractuels, mais juge ce nombre insuffisant : le syndicat avait recommandé le recrutement de 7 776 enseignants pour l’année scolaire. Il a aussi dénoncé l’exclusion de professeurs âgés de plus de 45 ans, dont certains enseignaient déjà sous contrat avant d’atteindre cette limite, et indiqué que le syndicat négocie avec le gouvernement pour trouver une solution.
Selon les données recueillies par le SINAPROF, environ 95 % des écoles publiques sont ouvertes, mais seulement 56 % fonctionnent normalement. Le déplacement à Bissau de nombreux enseignants contractuels pour leurs démarches administratives contribue aux perturbations. Le syndicat signale par ailleurs que 126 enseignants n’ont pas reçu de salaire depuis janvier 2026 et que près de 80 % des écoles publiques ne disposent pas de bâtiments adaptés.
Domingos Carvalho critique également les frais demandés aux enseignants pour réunir et remettre les pièces nécessaires à leur titularisation, alors que beaucoup ont connu des retards de salaire pendant l’année scolaire précédente. Le manque d’enseignants faisait déjà l’objet d’une alerte du syndicat, publiée le 29 septembre dans un appel à des mesures contre la pénurie.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.



