La Guinée-Bissau tombe au 45e rang de l’indice Ibrahim, l’éducation recule fortement
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après O Democrata
La Guinée-Bissau recule au 45e rang de l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine 2026 et figure parmi les dix pays les moins bien classés. Le rapport relève une détérioration de la sécurité, de l’État de droit, de la justice et de la transparence, ainsi que le deuxième plus fort recul africain dans l’éducation sur dix ans, selon O Democrata.
La Guinée-Bissau se classe au 45e rang de l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) 2026 et figure parmi les dix pays les moins bien classés du continent, rapporte O Democrata, citant le rapport de la Fondation Mo Ibrahim. Le pays a perdu cinq places en dix ans et compte parmi les onze États africains ayant connu le recul le plus marqué sur la période.
L’indice décrit une dégradation croissante de la gouvernance bissau-guinéenne, avec une détérioration des indicateurs depuis 2021. Les reculs les plus marqués concernent la sécurité et l’État de droit, la justice et la transparence. En matière d’éducation, la Guinée-Bissau affiche le deuxième plus fort recul du continent sur la dernière décennie.
L’IIAG évalue les 54 pays africains à partir de 96 indicateurs couvrant la période 2016-2025, notamment la sécurité, la justice, la participation citoyenne, le développement humain et les perspectives économiques. L’édition 2026 est présentée au Caire.
Parmi les autres pays lusophones, le Cap-Vert occupe la troisième place, derrière les Seychelles et Maurice, malgré une légère détérioration récente dans la sécurité et l’État de droit ainsi que dans les bases des opportunités économiques. Le Mozambique se classe 29e et connaît une accélération du recul depuis 2021, notamment sur les droits, l’égalité des femmes, la sécurité et la participation. L’Angola arrive au 37e rang et figure parmi les dix pays ayant le plus progressé entre 2016 et 2025, avec des avancées relevées en matière de lutte contre la corruption, de politiques environnementales, d’économie rurale et d’égalité entre les sexes dans l’éducation.
Le classement bissau-guinéen s’inscrit dans l’édition 2026 de l’indice, qui relève aussi un recul de la gouvernance au Cap-Vert et des tendances contrastées à l’échelle du continent, décrites dans le bilan sur la gouvernance africaine entre 2016 et 2025.






