L’Ordre tchadien des pharmaciens déconseille l’automédication contre la dengue
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Tchadinfos
L’Ordre national des pharmaciens du Tchad déconseille l’automédication face à l’épidémie de dengue et recommande de consulter rapidement en cas de symptômes. Il rappelle aussi la gratuité de la prise en charge dans les structures publiques, ainsi que les risques liés à l’aspirine et à l’ibuprofène, selon son communiqué publié le 3 novembre 2026.
L’Ordre national des pharmaciens du Tchad (ONPT) déconseille l’automédication face à l’épidémie de dengue et demande aux personnes présentant de la fièvre, des maux de tête ou des courbatures de consulter rapidement une structure sanitaire, selon un communiqué publié le 3 novembre par Tchadinfos. Il recommande de ne prendre aucun médicament sans l’avis d’un professionnel de santé et d’éviter les traitements traditionnels en remplacement d’une prise en charge médicale.
L’ONPT met particulièrement en garde contre l’aspirine, l’ibuprofène et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui peuvent accroître le risque de complications hémorragiques en cas de dengue suspectée ou confirmée. Le paracétamol ne doit être utilisé contre la fièvre et les douleurs que sur recommandation d’un professionnel de santé, d’après l’Ordre.
Les douleurs abdominales intenses, les vomissements persistants, les saignements, les difficultés respiratoires, le malaise ou une faiblesse importante doivent conduire à une consultation en urgence, y compris après la disparition de la fièvre. Le gouvernement tchadien a annoncé le 2 novembre la gratuité de la prise en charge de la dengue dans les structures sanitaires publiques.
Pour réduire la transmission, l’ONPT recommande les moustiquaires imprégnées, y compris durant la journée, les vêtements couvrants, les répulsifs et l’élimination des eaux stagnantes. Il conseille aussi de vider ou couvrir les récipients d’eau et de retirer les vieux pneus et autres objets pouvant servir de gîtes aux moustiques. Cette recommandation intervient après la décision de rendre gratuits les soins contre la dengue, annoncée le 2 novembre.




