Une association accuse une commission foncière d’irrégularités à Ngonba
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Tchadinfos

L’Association pour le bien-être communautaire au Tchad accuse une commission d’attribution foncière d’avoir produit en 2018 un procès-verbal irrégulier lors de la restructuration de Ngonba, à N’Djamena. Elle affirme que cette procédure a nourri un conflit foncier persistant depuis plus de huit ans, selon les déclarations rapportées par Tchadinfos.
L’Association pour le bien-être communautaire au Tchad (ABEDEC-TCHAD) accuse une commission chargée de l’attribution de terrains dans le quartier Ngonba, à N’Djamena, d’avoir produit en 2018 un procès-verbal qu’elle juge faux et d’avoir réparti des parcelles de manière irrégulière. Son coordinateur national, Bahyaba Mbellet, a formulé ces accusations lors d’un point de presse samedi 31 octobre 2026, rapporte Tchadinfos.
Selon Bahyaba Mbellet, des habitants ont découvert le procès-verbal le 25 mars 2018. Le document comportait une liste de bénéficiaires et aurait été établi par une commission présidée par Hassana Hamit Mahamat, ancien premier adjoint au maire du 9ᵉ arrondissement, avec Gaukam Claude comme chef de mission de la restructuration de Ngonba. L’association affirme que le conflit foncier qui en a résulté dure depuis plus de huit ans. Elle soutient que les attributions auraient enfreint un décret de 2008 encadrant les commissions d’attribution de terrains en zone urbaine.
Le coordinateur a aussi mis en cause une mission menée le 27 février 2017 par des personnes se présentant comme une commission d’attribution, avec des agents du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, de la mairie centrale et de la commune du 9ᵉ arrondissement. Il affirme que certains propriétaires ont saisi les services juridiques pour faire valoir leurs droits, sans obtenir de suite. L’association tchadienne avait déjà dénoncé des parcelles irrégulières à Ngonba dans un article publié le 1er novembre.



