Gachagua accuse l’équipe de Ruto d’avoir réclamé 50 milliards de shillings kényans pour le rail kényan
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Capital FM
L’ancien vice-président kényan Rigathi Gachagua affirme que des responsables de l’administration de William Ruto ont réclamé une commission de 50 milliards de shillings kényans à des financeurs chinois, qui auraient alors renoncé à financer le chemin de fer Narok-Kisumu-Malaba. Il accuse l’équipe présidentielle d’avoir bloqué le projet, selon ses déclarations rapportées par Capital FM en novembre 2026.
L’ancien vice-président kényan Rigathi Gachagua accuse l’équipe du président William Ruto d’avoir demandé une commission de 50 milliards de shillings kényans pour faciliter le financement chinois du projet de voie ferrée reliant Narok, Kisumu et Malaba. Il affirme que les bailleurs chinois ont refusé de financer le chantier après cette demande, selon des propos rapportés par Capital FM le 1er novembre.
Gachagua soutient que le projet ferroviaire, destiné à relier l’ouest du Kenya à Narok, ne dispose désormais d’aucun contrat valide et qu’il a été bloqué par les considérations politiques liées à l’élection générale de 2027. Il accuse également des ministres d’avoir attribué l’arrêt du projet au conflit entre l’Iran et les États-Unis.
L’ancien vice-président met aussi en cause le coût de l’autoroute entre Rironi et Mau Summit, passé selon lui de 150 à 200 milliards de shillings. Il affirme que 7 milliards de shillings auraient été versés à une entreprise française pour quitter le projet, puis que le chantier aurait été confié aux groupes chinois China Road and Bridge Corporation et Shandong. Il accuse enfin le gouvernement d’avoir orienté illégalement 30 milliards de shillings du National Social Security Fund, le fonds de retraite des travailleurs kényans, vers cette autoroute.
Ces accusations interviennent alors que l’UDA, le parti présidentiel kényan, a invité Kalonzo Musyoka à rejoindre William Ruto le 1er novembre. Gachagua est déjà opposé au président sur sa gestion économique, qu’il avait critiquée au sujet des hausses de carburant le 14 octobre.




