Les enseignants tchadiens réclament salaires et moyens scolaires
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Alwihda Info
Image d’illustration · Tosin Olowoleni · Pexels · Licence PexelsAu Tchad, des enseignants décrivent des classes surchargées, le manque de manuels et des salles dégradées, tandis que certains salaires et primes restent insuffisants. Abdoulaye Mahamat Saleh et Assan Hadji Kalssou réclament notamment une revalorisation des rémunérations et le remboursement de sommes retenues, rapporte Alwihda Info.
Les enseignants tchadiens réclament le remboursement d’un demi-salaire retenu pour certains agents, la revalorisation des rémunérations et le paiement de primes liées au logement, à la craie et à la documentation, rapporte Alwihda Info. Ils demandent aussi de meilleures conditions matérielles, alors que des établissements manquent de manuels et de matériel didactique et que certains cours se tiennent sous des paillotes ou dans des salles délabrées.
Dans les établissements de N’Djamena et des provinces, des enseignants doivent gérer des classes de 70 à 100 élèves. Assan Hadji Kalssou, professeur d’anglais au Lycée féminin bilingue d’Am-Riguebé, estime que ces effectifs rendent le suivi individuel des élèves impossible, selon Alwihda Info.
Le Syndicat des enseignants du Tchad demande la reprise du dialogue social, l’application du décret n° 2850 sur le statut particulier des personnels de l’enseignement et le paiement régulier des subsides des maîtres communautaires. Les syndicats réclament également le traitement des titularisations, avancements et reclassements, ainsi que le versement des rappels de salaires correspondants.
Ces revendications prolongent les échanges sur les conditions de travail des enseignants au Tchad, après les débats organisés à Sahr, dans le Moyen-Chari, le 2 octobre. Elles interviennent aussi après le constat d’un manque d’enseignants dans plusieurs écoles de Kotongoro, publié le même jour dans un bilan sur les effectifs scolaires.





