L’IFS ghanéen veut des participations publiques dans les mines
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après 3News
L’Institute for Fiscal Studies ghanéen estime que l’État a perdu 6,56 milliards de dollars de recettes minières potentielles en 2025 et préconise des participations directes dans les exploitations. Son directeur Said Boakye souhaite intégrer cette mesure au budget 2027, selon 3News.
L’Institute for Fiscal Studies (IFS) du Ghana recommande au gouvernement de prendre directement des participations au capital des entreprises minières dans le cadre du budget 2027. Son directeur exécutif, Said Boakye, a présenté cette proposition à Accra dans une note intitulée « A Reexamination of the Low Government Revenue Mobilization in Ghana », selon 3News.
L’IFS estime que les mines ont généré 13,40 milliards de dollars de valeur ajoutée en 2025, contre 1,60 milliard de dollars de revenus pour l’État, soit 11,9 %. Entre 2019 et 2023, les recettes minières publiques représentaient en moyenne 15 % de la valeur ajoutée du secteur au Ghana, contre 60,9 % au Botswana, où l’État participe aux coentreprises avec les exploitants privés, selon l’IFS. Said Boakye a indiqué que le modèle botswanais permet notamment à l’État de percevoir des dividendes et des redevances en plus de l’impôt sur les sociétés.
L’IFS estime par ailleurs que l’alignement des recettes et dons du Ghana sur la moyenne régionale de 20,1 % du PIB aurait porté leur montant à 288,26 milliards de cédis ghanéens en 2025, soit 63,38 milliards de cédis de plus que les 224,88 milliards effectivement perçus. Le budget 2027 doit être présenté le 12 novembre, dans le cadre du programme soutenu par le Fonds monétaire international, rapporte 3News.





