Kaïs Saïed affirme que les dattes valent un dinar au producteur
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Webdo

Le président tunisien Kaïs Saïed affirme que le kilogramme de dattes est vendu par certains agriculteurs à un prix ne dépassant pas un dinar, contre plus de dix dinars sur certains marchés. Lors d’une réunion le 6 novembre, il a aussi dénoncé les pratiques de spéculation et les entraves à l’accès aux engrais et aux semences, selon la Présidence tunisienne.
Le président tunisien Kaïs Saïed a affirmé que les producteurs vendaient le kilogramme de dattes à un prix ne dépassant pas un dinar, alors que les consommateurs paient nettement davantage sur les marchés. Il a évoqué ces écarts lors d'une réunion tenue vendredi 6 novembre 2026 au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l'Intérieur Khaled Nouri et le ministre du Commerce Samir Abid, selon un communiqué de la présidence tunisienne.
Les prix de vente sur pied varient selon les variétés. D'après les données communiquées en septembre par le Commissariat régional au développement agricole de Tozeur, ils se situaient entre 800 millimes et un dinar le kilogramme pour les dattes autres que la Deglet Nour. Pour cette variété, les prix allaient de 1,500 à 2,800 dinars. Sur les marchés de détail, certaines dattes dépassent dix dinars le kilogramme.
Pour la campagne 2026-2027, les prix de référence à la collecte destinée à l'exportation ont été fixés à 3,100 dinars pour la Deglet Nour standard de première catégorie, 4,500 dinars pour la variété branchée de première catégorie et 5,200 dinars pour la catégorie Extra. Ces tarifs dépendent de critères de qualité et ne correspondent pas nécessairement aux sommes directement perçues par les agriculteurs. Kaïs Saïed a également critiqué les entraves à la distribution des engrais et des semences, qu'il estime préjudiciables aux producteurs et à la production nationale.
La réunion intervient après l'appel du président tunisien, le 22 octobre, à renforcer le soutien aux producteurs d'olives et de dattes. Cette intervention s'inscrit dans la continuité de ses préoccupations concernant les revenus agricoles et les circuits de commercialisation, évoquées dans son appel au soutien des producteurs d'olives et de dattes.




