HRW recense 14 disparitions et 71 détentions politiques présumées en Zambie
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Zambian Observer

Human Rights Watch accuse la police et l’armée zambiennes d’avoir fait disparaître 14 personnes, commis 61 abus présumés et procédé à 71 arrestations ou détentions potentiellement motivées par des raisons politiques après les élections générales d’août 2026. Dans un rapport publié le 1er novembre, l’organisation demande notamment la libération des détenus arbitraires et une enquête indépendante sur la mort de l’ancien ministre Mutotwe Kafwaya.
Human Rights Watch (HRW) a recensé en Zambie 14 disparitions forcées présumées, 61 cas d’abus signalés et 71 arrestations ou détentions prolongées potentiellement motivées par des considérations politiques après les élections générales d’août 2026. L’organisation de défense des droits humains a publié ces chiffres le 1er novembre, selon son rapport.
HRW accuse la police et l’armée zambiennes d’avoir ciblé des militants de l’opposition, des observateurs électoraux, des avocats, des journalistes et des détracteurs du gouvernement. Sa directrice adjointe pour l’Afrique, Ashwanee Budoo-Scholtz, demande aux autorités de garantir l’accès des détenus à des avocats et à des soins médicaux, de libérer les personnes détenues arbitrairement et de poursuivre les agents responsables d’abus.
Le rapport demande aussi une enquête indépendante sur la mort de l’ancien ministre Mutotwe Kafwaya, tué le 14 août lors d’une opération de sécurité au domicile de l’opposant Brian Mundubile. L’inspecteur général de la police, Graphel Musamba, affirme que les agents avaient essuyé des tirs et riposté, tandis que HRW évoque des versions officielles contradictoires.
HRW indique par ailleurs que 43 observateurs électoraux de l’opposition sont restés portés disparus pendant huit jours avant qu’un tribunal de Lusaka n’ordonne leur libération. L’organisation critique également la fermeture des tribunaux du 24 au 28 août, pendant la période de contestation des résultats de la présidentielle. Le gouvernement zambien avait rejeté les critiques d’un rapporteur spécial de l’ONU, en affirmant que les membres de l’opposition pouvaient faire l’objet d’enquêtes pénales et contester leur détention devant les tribunaux. La Zambie doit siéger au Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour la période 2027-2029.





