La Namibie enquête sur des pots-de-vin liés aux diamants
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Windhoek Observer
Le ministre namibien des Mines, Modestus Amutse, a transmis à la Commission anticorruption des allégations de corruption et d’exportations irrégulières de diamants impliquant des responsables de la Namibia Diamond Trading Company et une entreprise privée. Le renvoi, effectué le 30 octobre, demande une enquête indépendante ; le directeur général de l’entreprise publique, Brent Eiseb, a été placé en congé préventif, rapporte le Windhoek Observer.
Le ministre namibien des Industries, des Mines et de l’Énergie, Modestus Amutse, a transmis à la Commission anticorruption (ACC) des allégations de corruption, de pots-de-vin et d’exportations irrégulières de diamants impliquant des responsables publics et une entreprise privée. Il a demandé une enquête indépendante le 30 octobre, selon un communiqué ministériel daté du 2 novembre.
Les accusations, relayées par l’activiste Michael Amushelelo, visent notamment Brent Eiseb, directeur général de la Namibia Diamond Trading Company (NDTC), et Vernosius Ndahutuka, inspecteur du contrôle des diamants. Elles portent sur des avantages financiers qui auraient permis à une entreprise d’obtenir des diamants de qualité et d’exporter des pierres brutes sans transformation locale. Le conseil d’administration de la NDTC a placé Eiseb en congé préventif pendant l’enquête ; Amutse a confirmé que Ndahutuka faisait également l’objet d’investigations.
Les allégations évoquent notamment l’utilisation de cartes bancaires de l’entreprise, l’achat de deux propriétés à Swakopmund et l’acquisition d’un véhicule Volkswagen Amarok. Ndahutuka est aussi accusé d’avoir aidé d’autres sociétés à contourner les obligations de transformation locale en déclarant des valeurs artificiellement basses pour les diamants bruts, ce qui aurait réduit les recettes de l’État. Ces éléments restent des accusations faisant l’objet d’une enquête.






