Eswatini : 1 516 filles quittent l’école après une grossesse
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Times of Eswatini
Image d’illustration · B · Licence PexelsEn Eswatini, 1 516 filles ont quitté l’école en raison d’une grossesse entre 2023 et 2025, selon une présentation du programme d’orientation et de conseil. Les cas signalés de violences scolaires sont aussi passés de 45 en 2023 à 204 en 2024-2025, d’après les chiffres présentés par Londiwe Ngci Dube lors de la revue du secteur éducatif.
Entre 2023 et 2025, 1 516 filles ont quitté l’école en Eswatini en raison d’une grossesse, selon une présentation de Londiwe Ngci Dube, directrice par intérim de l’orientation et du conseil, lors de la revue conjointe du secteur de l’éducation tenue du 26 au 28 octobre 2026. La grossesse constitue le premier motif de décrochage scolaire recensé.
Dans le primaire, le nombre de départs liés à une grossesse est passé de 88 en 2023 à 180 en 2025, soit une hausse d’environ 105 %. Dans le secondaire, il a progressé de 964 à 1 336, soit 39 %. Les chiffres correspondent à des décomptes et non à des taux de décrochage, qui nécessiteraient de les rapporter aux effectifs scolarisés. Une amélioration du signalement pourrait aussi expliquer une partie de la hausse, précise la présentation.
Les cas de violences signalés dans les écoles sont passés de 45 en 2023 à 204 sur la période 2024-2025. Les abus au domicile, la consommation de substances et le harcèlement figurent également parmi les facteurs de départ en hausse.
Aucun poste permanent d’orientation et de conseil n’a été créé dans les écoles, malgré une recommandation formulée dès 2011. Seuls 180 des 7 538 enseignants du primaire, soit 2,4 %, ont été formés à l’enseignement des compétences de vie. Dans le secondaire, 258 des 291 chefs d’établissement ont reçu une formation sur la prévention des violences et la discipline positive.





