Dans 16 pays d’Afrique australe, les lois ignorent les violences numériques
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Lestimes

Dans les 16 pays de la Communauté de développement d’Afrique australe, les lois répriment encore insuffisamment les violences numériques visant les femmes et les filles. Seuls cinq pays disposent de textes traitant clairement ces infractions, tandis qu’aucun ne possède de système dédié de collecte des données, selon une note du Forum parlementaire de la SADC et d’Equality Now.
Dans les 16 pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), les lois encadrent encore très peu les violences sexistes facilitées par la technologie, selon une note publiée par le Forum parlementaire de la SADC et l’organisation Equality Now. Ces violences comprennent notamment le partage d’images intimes sans consentement, le chantage sexuel et le harcèlement en ligne.
Onze des 16 pays disposent de lois sur la cybercriminalité ou la preuve électronique, mais seules cinq de ces législations qualifient clairement les violences sexistes facilitées par la technologie d’infraction. Aucun des 16 États ne possède par ailleurs de système dédié de collecte de données sur ces crimes, d’après la note.
L’Afrique du Sud pénalise le partage non consenti d’images intimes et a obtenu des condamnations, tandis que le Zimbabwe dispose d’une interdiction similaire. La note relève aussi l’existence de mécanismes de conservation des preuves électroniques en Eswatini et d’un régulateur chargé des plaintes relatives à la protection des données au Botswana.





