En RD Congo, Joseph Kabila défend son bilan et critique Tshisekedi
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Kivumorningpost

L’ancien président de la RD Congo Joseph Kabila défend son bilan et affirme avoir laissé en 2019 une situation sécuritaire largement maîtrisée, tout en critiquant la gestion de son successeur, Félix Tshisekedi. Dans un entretien, il revient aussi sur les conflits, les infrastructures et l’effondrement économique rencontrés à son arrivée au pouvoir en 2001, rapporte Kivumorningpost.
L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, affirme avoir laissé en 2019 une situation sécuritaire largement maîtrisée et accuse son successeur Félix Tshisekedi d’avoir engagé le pays dans une mauvaise direction. Il a également défendu les quelque 600 réformes ou lois adoptées entre 2006 et son départ du pouvoir, selon Kivumorningpost.
Joseph Kabila a expliqué que son gouvernement avait privilégié le dialogue intercongolais et la formation d’un gouvernement d’unité nationale pour réunifier le pays, plutôt qu’une solution exclusivement militaire. Il a notamment cité les négociations de Sun City, en Afrique du Sud, comme un mécanisme de sortie des conflits.
L’ancien chef de l’État a décrit la RDC de 2001 comme un pays affaibli par les guerres, la présence d’environ sept armées étrangères, la multiplication des groupes armés et l’effondrement de ses infrastructures et de son économie. Il a pris la tête, le 12 octobre, du Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition politico-militaire qui a succédé à l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Son intervention intervient après les accusations de Kinshasa, qui a affirmé le 17 octobre que Joseph Kabila préparait une attaque généralisée. Elle suit aussi les menaces publiques du chef de la Garde républicaine congolaise, rapportées le 25 octobre, contre l’ancien président. Les rebelles du FRN de Kabila approchent d’Uvira, dans l’est de la RDC.


