Washington juge illégal le soutien rwandais au M23
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Beto
Le département d’État américain affirme que le soutien du ministère rwandais de la Défense au Mouvement du 23 mars viole les engagements des Accords de Washington sur la paix dans les Grands Lacs. Washington indique aussi que ses exigences s’appliqueront aux groupes armés qui succéderaient au M23, selon la déclaration de son porte-parole Thomas Pigott.
Le département d’État américain a qualifié de violation des engagements de Kigali le soutien du ministère rwandais de la Défense au Mouvement du 23 mars (M23), dans une déclaration publiée le 28 octobre par son porte-parole Thomas « Tommy » Pigott. Washington accuse des milliers de soldats des Forces rwandaises de défense de combattre aux côtés du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, de lui fournir des armes et une formation, ainsi que des missiles sol-air et des équipements de brouillage qui menacent l’aviation civile.
La déclaration américaine estime que ce soutien viole les Accords de Washington pour la paix et la prospérité, signés le 4 décembre 2025 par la République démocratique du Congo et le Rwanda sous l’égide du président Donald Trump. Elle exige que Kigali cesse d’appuyer le M23 et tout groupe armé qui lui succéderait, et retire ses forces de l’est de la RDC.
Cette formulation vise notamment à empêcher un changement d’étiquette de la rébellion. Le 12 octobre, à Goma, l’ancien président congolais Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme le successeur de l’Alliance Fleuve Congo. Le département d’État a aussi affirmé que les groupes armés et leurs soutiens étatiques ne devaient pas tirer profit des ressources naturelles de la RDC.
La déclaration accompagne les sanctions américaines visant le ministère rwandais de la Défense et Zigama Credit and Savings Society, une institution financière rwandaise. Elle intervient après que la RDC a qualifié l’alliance Rwanda-AFC-M23 de force extérieure, le 26 octobre, et alors que Kinshasa avait réclamé l’application des engagements de Washington et Doha, le 18 octobre.






