Washington crée une force de 20 agents contre les réseaux iraniens
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après La Nouvelle Tribune

Le CENTCOM américain a créé la Task Force Iron Gate, une équipe de 20 civils et militaires chargée de repérer et perturber les transferts d’armes, de technologies et de revenus illicites vers l’Iran. Basée à Tampa, elle complète le blocus maritime américain lancé en juillet, selon le CENTCOM.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé samedi 7 novembre la création de la Task Force Iron Gate, une cellule de 20 civils et militaires basée à Tampa, sur ordre de l'amiral Brad Cooper, pour traquer les réseaux d'approvisionnement iraniens par voie terrestre. Selon le CENTCOM, elle prolongera le « blocus de fer » imposé en mer contre l'Iran et agira avec les autres agences américaines pour repérer, suivre et perturber le passage d'armes avancées, de technologies à double usage, de matériaux sanctionnés et de revenus illicites.
Le commandement américain assigne à cette équipe l'objectif de réduire la capacité de Téhéran à financer le terrorisme, à rebâtir ses usines d'armement et à reconstituer ses forces. Le dispositif naval lancé en juillet couvre les ports du golfe Arabo-Persique et du golfe d'Oman et bloque importations et exportations hors aide humanitaire ; selon le CENTCOM, l'Iran n'a pas pu vendre plus de 25 milliards de dollars de brut ces derniers mois.
Cette annonce s'ajoute à d'autres outils déployés par Washington : en août, le CENTCOM avait créé la Task Force Falcon Strike, une force multinationale de drones d'attaque, et l'administration Trump a offert la veille 20 millions de dollars de récompense pour des informations sur le programme nucléaire iranien. Le même jour, le général Hossein Mohebbi, porte-parole de l'aérospatiale des Gardiens de la révolution, a affirmé à l'agence Mehr que l'Iran est passé d'importateur à exportateur d'armes, citant le missile Arman, le drone 358 et le système antiaérien Khordad-3.
La création de cette force intervient au lendemain de l'offre de 20 millions de dollars de Washington et quelques jours après que Donald Trump a envisagé une reprise de la guerre contre l'Iran, le 6 novembre.



