Une société ghanéenne veut bloquer la reprise d’une mine de 110 millions de dollars
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après MyJoyOnline
Northern Ashanti Mines Limited Company demande à la justice ghanéenne de bloquer la reprise de sa concession de Konongo, où 110 millions de dollars d’investissements seraient menacés. La société affirme que des agents de la Commission des minerais, accompagnés de militaires, ont ordonné son départ, selon MyJoyOnline.
Northern Ashanti Mines Limited veut empêcher la reprise par l’État ghanéen de sa concession aurifère de Konongo, dans la région d’Ashanti, où elle affirme avoir engagé environ 110 millions de dollars. La société a saisi la division commerciale de la Haute Cour d’Accra pour demander une injonction contre la Commission des minerais et le ministre des Terres et des Ressources naturelles, selon MyJoyOnline.
La demande vise à empêcher les autorités de prendre possession de la mine ou de la réattribuer à des tiers jusqu’à ce que la justice statue sur la résiliation du bail minier. Le directeur administratif de Northern Ashanti Mines, Jonathan Adongo, affirme que des agents de la Commission des minerais accompagnés de militaires se sont rendus sur le site le 22 octobre 2026 et ont ordonné à l’entreprise, à ses employés et à ses ouvriers de quitter la mine, les bureaux et les logements avant midi, rapporte MyJoyOnline.
L’entreprise, entièrement détenue par des capitaux ghanéens et anciennement appelée Owere Mines Limited, dit avoir renouvelé son bail le 2 février 2023 pour 13 ans, sur une superficie d’environ 125 km². Elle affirme avoir dépensé plus de 83,34 millions de dollars et obtenu un financement de plus de 30 millions de dollars pour construire une usine de traitement de l’or, achevée à plus de 50 %. La société emploie directement et indirectement environ 422 personnes, selon l’affidavit cité par MyJoyOnline.
Le différend fait suite à un avis de résiliation daté du 30 avril 2026. La Commission des minerais reproche à Northern Ashanti Mines de ne pas avoir corrigé des manquements dans les délais prévus, tandis que l’entreprise affirme n’avoir reçu aucun avis de manquement ni possibilité d’y remédier, d’après MyJoyOnline.





