Le Premier ministre sénégalais évoque des recours constitutionnels face au blocage de Pastef
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Senego
Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô affirme que l’exécutif pourrait recourir à ses prérogatives constitutionnelles si le blocage politique se prolonge, tout en privilégiant le dialogue avec Pastef. La Constitution permet notamment la dissolution de l’Assemblée après consultation du Premier ministre et de son président, mais pas pendant les deux premières années de la législature, rapporte Senenews.
Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô évoque des recours aux prérogatives constitutionnelles de l’exécutif si le blocage politique persiste, tout en privilégiant le dialogue avec Pastef, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Senego rapporte qu’il n’a pas précisé quelles mesures seraient envisagées. Il écarte pour l’instant l’engagement de la responsabilité de son gouvernement devant les députés.
La motion de censure peut entraîner la démission du gouvernement si elle est adoptée. L’article 86 de la Constitution prévoit que le vote intervient deux jours francs après son dépôt. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a rappelé que les députés disposent de ce pouvoir.
La Constitution autorise aussi le président de la République à dissoudre l’Assemblée après avoir recueilli les avis du Premier ministre et du président de l’institution. Cette possibilité est bloquée pendant les deux premières années de la législature, ouverte le 2 décembre 2024. Le scrutin suivant une dissolution doit se tenir entre 60 et 90 jours plus tard.
L’examen en séance plénière du projet de loi de finances rectificative 2026 est prévu mardi 27 octobre à 10 heures. Al Aminou Lô souhaite que les députés de la majorité déposent des amendements écrits. Il a également indiqué que les crédits de subvention épuisés ne pourraient pas être exécutés par les comptables publics.
Cette mise en garde intervient après que le Premier ministre a privilégié le dialogue face au blocage de Pastef. Elle s’inscrit dans le débat autour du projet de loi de finances rectificative 2026, rejeté en commission.




