Un soignant britannique atteint d’Ebola évacué de RD Congo
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après SABC News et MyJoyOnline
Un soignant britannique testé positif à Ebola en République démocratique du Congo doit être évacué vers le Royaume-Uni, où son état est stable et le risque pour la population jugé faible, selon Reuters. MyJoyOnline rapporte que le gouvernement britannique a activé ses procédures, tandis que l’épidémie a dépassé 5 000 morts et 10 000 cas depuis mai ; le variant Bundibugyo est notamment en cause.
Le patient, dont l’identité n’a pas été communiquée, devait arriver au Royaume-Uni mercredi ou jeudi avant d’être transféré par ambulance spécialisée vers une unité réservée aux infections à haut risque, selon Reuters. MyJoyOnline rapporte toutefois que le Foreign Office n’avait pas confirmé son rapatriement, tandis que Reuters, citant un document interne, indiquait qu’il serait soigné au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique a déclaré que des procédures établies avaient été activées pour ce type de cas.
Le soignant avait été envoyé en RDC par une organisation humanitaire pour contribuer à la réponse à l’épidémie, selon Reuters. L’OMS a indiqué avoir soutenu plusieurs évacuations médicales à la demande de partenaires et de gouvernements. La Suisse avait évacué le mois précédent un patient depuis le Nigeria, et la France avait signalé en juin un premier cas lié à l’épidémie chez un médecin revenant d’une mission humanitaire en RDC.
L’épidémie avait dépassé 5 000 morts en RDC au 31 octobre. Un bilan publié le 1er novembre faisait état de 10 351 cas et 5 026 décès, selon les chiffres rapportés par Reuters. MyJoyOnline évoque de son côté plus de 10 000 cas confirmés depuis mai et un taux de létalité de 48,6 % à la fin du mois précédent.
MyJoyOnline indique que l’épidémie est alimentée par le variant Bundibugyo, contre lequel aucun vaccin n’est homologué, et que des cas ont été confirmés au Kenya, au Nigeria et en Ouganda. Les autorités britanniques recensent quatre cas importés depuis 1976, dont un lié à un incident de laboratoire et trois concernant des soignants intervenus en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2015 ; aucun décès n’a été enregistré parmi ces cas, selon MyJoyOnline. Une personne résidant au Royaume-Uni, exposée au virus en juillet, avait déjà été rapatriée pour recevoir des soins, comme d’autres ressortissants infectés à l’étranger.





