Un Nigérian rejugé pour une fraude de 30,8 milliards de nairas
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch

La commission nigériane de lutte contre la corruption a renvoyé devant la justice Adeniyi Adeyemi, accusé d’avoir fabriqué des documents pour faire reconnaître une agence inexistante et solliciter 30,8 milliards de nairas de fonds publics. Jugé à Abuja, il a plaidé non coupable des 22 chefs d’accusation, rapporte Punch.
La Commission indépendante nigériane sur les pratiques de corruption et les infractions connexes a renvoyé devant la Haute Cour du territoire de la capitale fédérale, à Abuja, Adeniyi Adeyemi, présenté comme le directeur général d’un Conseil présidentiel pour la promotion des interventions étrangères, pour 22 chefs d’accusation liés à la falsification, à l’usurpation d’identité et à une fraude présumée de 30,8 milliards de nairas. L’accusé a plaidé non coupable jeudi, rapporte Punch.
La commission lui reproche d’avoir fabriqué des documents officiels afin de faire reconnaître comme agence publique un conseil inexistant, d’obtenir des bureaux de l’État et d’accéder à des fonds publics. Les poursuites portent notamment sur une demande de plus de 27 milliards de nairas pour le lancement de cette structure et de 3,8 milliards pour ses dépenses de personnel, selon l’accusation citée par Punch.
Adeniyi Adeyemi aurait aussi utilisé une lettre falsifiée, attribuée au chef de cabinet du président Femi Gbajabiamila, pour justifier sa nomination à la tête du conseil. La commission l’accuse enfin d’avoir proposé 210 000 nairas à Aminu Abdullahi, fonctionnaire du secrétariat du gouvernement, pour obtenir des locaux, ainsi que 300 000 nairas à Ogaba Harry, responsable du bureau du conseiller économique en chef du président, pour faciliter la remise de deux véhicules officiels, un Prado et un Land Cruiser.




