Un ancien journaliste plaide pour adapter la loi gambienne aux preuves numériques
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Gambiana

Un ancien journaliste judiciaire gambien appelle à clarifier la manière dont les tribunaux traitent les preuves numériques, notamment les enregistrements secrets, les captures d’écran et les messages chiffrés. Il souligne les enjeux d’authenticité, de vie privée et d’équité, et plaide pour un débat national sur l’adaptation de la loi sur la preuve de 1994.
L’ancien journaliste gambien et ex-reporter judiciaire auteur d’une tribune publiée par Gambiana appelle à adapter la loi de 1994 sur la preuve aux réalités des preuves numériques. Il pose notamment la question de l’admissibilité des enregistrements secrets et des fichiers audio ou vidéo présentés sur un support autre que l’appareil d’origine.
L’auteur relève que les téléphones, les captures d’écran, les messages WhatsApp et la surveillance numérique sont désormais courants en Gambie. Leur usage dans des différends politiques, familiaux ou commerciaux soulève, selon lui, des questions d’authenticité, de vie privée, d’équité et de fiabilité des preuves.
La tribune ne tranche pas ces questions juridiques. Elle invite juristes, magistrats, universitaires et responsables publics à ouvrir un débat national sur la manière dont les tribunaux peuvent concilier recherche de la vérité et respect de la vie privée à l’ère numérique.


