Polokwane rejette ses eaux usées dans deux rivières
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Groundup

Les trois stations d’épuration de Polokwane, en Afrique du Sud, affichent un taux moyen de conformité de 23 %, avec seulement 3 % pour les critères microbiologiques. Elles rejettent des eaux usées dans deux rivières et sont également dépassées par les volumes reçus, selon GroundUp, qui évoque un projet d’infrastructures bloqué.
Les trois stations d’épuration de la municipalité de Polokwane, dans la province sud-africaine du Limpopo, rejettent chaque jour plus de 48 millions de litres d’eaux usées largement non traitées dans les rivières Blood et Sand, selon GroundUp, qui s’appuie sur le rapport Green Drop 2025 du ministère de l’Eau et de l’Assainissement sud-africain. Ces cours d’eau se jettent dans le fleuve Limpopo.
Les trois installations ont obtenu une note moyenne de 23 % dans le rapport, et seulement 3 % en conformité microbiologique, indicateur de la présence de bactéries fécales dans les rejets. En juillet, la station de Polokwane a reçu 27 millions de litres par jour de plus que sa capacité de 36 millions. Celle de Seshego a dépassé sa capacité de plus d’un million de litres quotidiens, tandis que l’installation de Mankweng a dépassé la sienne de 630 000 litres par jour en août.
La pollution est visible dans la rivière Sand, où une mousse blanche épaisse, une eau trouble et une forte odeur ont été constatées sous le pont de la route Doornbult. Des agriculteurs commerciaux utilisent cette eau pour irriguer leurs cultures, rapporte GroundUp.
Un vaste projet d’infrastructures destiné à résoudre les problèmes d’assainissement de Polokwane est à l’arrêt, selon GroundUp. 2026-10-26





