Les pénuries perturbent les traitements chroniques dans les hôpitaux sud-africains
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après IOL
Image d’illustration · Towfiqu barbhuiya · Pexels · Licence PexelsLes pénuries de médicaments dans les établissements publics sud-africains contraignent certains patients atteints de maladies chroniques à recevoir des quantités réduites ou des traitements de substitution. Le ministère sud-africain de la Santé reconnaît des difficultés d’approvisionnement dans certains districts et cherche des médicaments alternatifs, selon son porte-parole Foster Mohale.
Le ministère sud-africain de la Santé reconnaît des contraintes d’approvisionnement en médicaments dans certains districts et établissements publics, tandis que le Cap-Occidental signale un rationnement entre patients et structures de soins. Des traitements contre l’hypertension, le cholestérol, le diabète et des troubles psychiatriques figurent parmi les médicaments concernés, selon IOL.
Le porte-parole du ministère, Foster Mohale, indique que des médicaments de remplacement sont recherchés et que certains patients peuvent être temporairement orientés vers des traitements jugés cliniquement appropriés. Les pénuries peuvent entraîner des interruptions ou une réduction des doses et, selon IOL, exposer les patients à des conséquences graves, notamment des AVC ou des crises d’épilepsie.
Le ministère attribue les difficultés à plusieurs facteurs, dont les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et le non-respect, par certains fabricants locaux, des exigences de l’autorité sud-africaine de réglementation des produits de santé, SAHPRA. Edward Ngwenya, président de l’Association médicale sud-africaine, souligne que la disponibilité varie fortement selon les établissements et les provinces.
Les pénuries s’inscrivent dans une série de difficultés d’approvisionnement en médicaments en Afrique du Sud. Le 31 octobre, le pays recherchait déjà des médicaments alternatifs face aux pénuries. Le 20 octobre, une clinique de Durban manquait de traitements contre le VIH et la tuberculose.





