Les Houthis privent Taizz de vivres et de médicaments
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Human Rights Watch

Le Mouvement Ansar Allah, dit des Houthis, prive les civils de Taizz, au Yémen, de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant après avoir renforcé l’encerclement de la ville en octobre 2026. Human Rights Watch réclame l’ouverture des routes et l’accès de l’aide humanitaire aux quelque un million d’habitants concernés.
Les forces houthies ont totalement encerclé Taizz, troisième ville du Yémen, et bloqué ou attaqué depuis octobre 2026 sa dernière grande voie d’approvisionnement, provoquant de graves pénuries de carburant, de nourriture, d’eau, de médicaments, de gaz de cuisine et d’aide humanitaire, selon Human Rights Watch.
L’organisation a interrogé quinze personnes en octobre, dont cinq habitants, quatre médecins et six membres de la société civile. Un porte-parole houthi a affirmé le 21 octobre que les forces du gouvernement yéménite bloquaient les routes, mais des habitants, des acteurs de la société civile et des responsables de l’ONU ont attribué les pénuries aux Houthis.
Le Programme alimentaire mondial a indiqué le 14 octobre ne plus pouvoir accéder aux plus de 600 000 personnes de Taizz dépendant de l’aide humanitaire. Il a également signalé que les réserves de farine de blé étaient presque épuisées et que plusieurs quartiers connaissaient des niveaux de faim d’urgence.
Human Rights Watch accuse les Houthis d’assiéger Taizz depuis 2015, alors que les forces soutenues par le gouvernement contrôlent le centre-ville. L’organisation demande l’ouverture immédiate des routes essentielles et l’accès de l’aide aux civils, après le récent appel des Houthis à évacuer l’aéroport d’Aden.


