Le Parlement nigérian demande de suspendre les hausses de frais universitaires
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Vanguard
La Chambre des représentants nigériane demande la suspension des hausses de frais dans les établissements publics d’enseignement supérieur, certaines ayant dépassé 100 %. Elle a chargé plusieurs commissions d’enquêter sur leur ampleur et leur justification, estimant que ces augmentations pourraient compromettre l’accès aux prêts étudiants sans intérêt du fonds NELFUND.
La Chambre des représentants du Nigeria a demandé au gouvernement fédéral de suspendre les hausses récentes des frais dans les établissements publics d’enseignement supérieur. Elle a aussi chargé plusieurs de ses commissions d’enquêter sur leur ampleur et leur justification, rapporte le quotidien nigérian Vanguard.
Le député Ifeoluwa Ehindero, à l’origine de la motion, a indiqué que certaines universités, écoles polytechniques et écoles normales avaient augmenté les frais de scolarité et d’autres charges obligatoires de plus de 100 %. Les élus estiment que ces hausses risquent de compromettre le Fonds nigérian de prêts à l’éducation (NELFUND), qui accorde des prêts sans intérêt aux étudiants et dont le dispositif repose sur les niveaux de frais existants.
La Chambre a averti que des augmentations non maîtrisées pourraient désavantager les étudiants issus de ménages à faibles revenus, provoquer des abandons d’études et alimenter des tensions sur les campus. Elle a demandé au gouvernement d’accroître les subventions aux établissements publics afin de réduire leur dépendance aux frais payés par les étudiants.
Les élus ont également appelé le ministère fédéral de l’Éducation et la Commission nationale des universités à discuter avec les directions des établissements d’une suspension des hausses et d’un examen des barèmes de frais. Selon la motion, celles-ci ont été décidées sans consultation suffisamment large ni prise en compte adéquate des difficultés économiques des familles.






