Les syndicats nigérians réclament des propositions concrètes sur les salaires
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Businessday

Le Congrès du travail du Nigeria attend des propositions concrètes du gouvernement fédéral sur les revendications des travailleurs, notamment les salaires et le prix de l’essence. Les discussions doivent reprendre le 27 octobre après une réunion sans accord le 22 octobre, selon une déclaration conjointe du Congrès du travail du Nigeria et du Congrès des syndicats.
Le Nigeria Labour Congress (NLC), principale centrale syndicale nigériane, attend du gouvernement fédéral des propositions concrètes sur les revendications des travailleurs lors de la reprise des négociations du mardi 27 octobre, rapporte Businessday. Les discussions portent notamment sur le prix de l’essence, le salaire minimum et les revendications des agents du secteur public.
La réunion précédente, le 22 octobre, s’était achevée sans accord. Selon une déclaration commune du NLC et du Trade Union Congress (TUC), la délégation gouvernementale n’avait pas le mandat nécessaire pour négocier et avait demandé un délai afin que des ministres et responsables d’administrations participent aux pourparlers. Les syndicats réclament aussi des allégements fiscaux, des indemnités salariales et l’application d’accords en suspens dans la santé et la fonction publique.
Le NLC demande l’ouverture immédiate de négociations sur un nouveau salaire minimum, estimant que le pouvoir d’achat s’est érodé malgré le minimum mensuel de 70 000 nairas instauré en 2024. Le gouvernement considère que le salaire actuel doit être réexaminé à partir du 1er juin 2027. Les syndicats ont prolongé jusqu’au 27 octobre leur ultimatum initial, arrivé à échéance le 22, et maintiennent la possibilité d’une action nationale si les discussions n’avancent pas.
La reprise des pourparlers s’inscrit dans le cadre de la reprise des négociations salariales entre le gouvernement nigérian et les syndicats, annoncée le 27 octobre. Les syndicats avaient auparavant prolongé de cinq jours leur ultimatum de grève nationale, le 22 octobre.



