Pénurie : l'essence à 1 300 F CFA le litre dans l'ouest centrafricain
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radio Ndeke Luka
Image d’illustration · Andy Coffie · Pexels · Licence PexelsLe litre d'essence est passé de 1 000 à 1 300 francs CFA à Béloko et Cantonnier, dans la Nana-Mambéré, où la pénurie gagne du terrain et ralentit les transports. Les revendeurs attribuent la hausse à la rareté du produit à Garoua-Boulaï, au Cameroun, principale source d'approvisionnement de cette zone frontalière, selon le syndicat local des mototaxis.
Le litre d'essence est passé de 1 000 à 1 300 francs CFA à Béloko et Cantonnier, deux localités de la préfecture de la Nana-Mambéré, dans l'ouest de la Centrafrique, rapporte Radio Ndeke Luka. Ces villes, jusque-là épargnées par la pénurie de carburant, subissent depuis quelques jours une hausse qui perturbe les transports en commun et ralentit les activités économiques.
Aucune des deux localités ne dispose de station-service : les usagers se ravitaillent auprès de vendeurs installés au bord des routes. Ces revendeurs justifient la hausse par celle pratiquée à Garoua-Boulaï, la ville camerounaise voisine qui approvisionne la zone. « C'est nos frères Camerounais qui ont augmenté le prix du carburant là-bas. Et pour cela, nous aussi, on est obligés d'augmenter », explique Vicke Melchisédech, vendeur de carburant à Cantonnier. À Garoua-Boulaï, le litre est vendu à 874 francs CFA, mais le produit y est lui aussi devenu rare.
Les mototaxis sont les premiers touchés. Francis Sanda, président du syndicat des mototaxis de Béloko-Cantonnier, rapporte que les enfants ont dû acheter du carburant à 1 300 francs CFA dans les quartiers ces deux derniers jours. Pauline Yassanga, habitante de Béloko, a vu le prix de son trajet aller-retour vers Cantonnier doubler, de 1 000 à 2 000 francs CFA. Les denrées alimentaires et les produits de première nécessité augmentent également.





