Le Cameroun vise jusqu’à 2,5 milliards de dollars d’emprunts en 2027
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Camer.be

Le Cameroun prévoit de lever entre 1 000 milliards de FCFA et 2,5 milliards de dollars sur les marchés internationaux en 2027, selon un responsable du ministère des Finances cité par Reuters. Le calendrier et les modalités doivent être précisés dans la loi de finances 2027, tandis que la dégradation de la note souveraine à B- renchérit le coût de l’emprunt.
Le Cameroun prévoit de lever entre 1,7 et 2,5 milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux en 2027, par une ou plusieurs émissions obligataires. Le plafond de 2,5 milliards de dollars représenterait environ 4 % du produit intérieur brut, estimé à 59 milliards de dollars, selon Reuters, qui cite un haut responsable du ministère camerounais des Finances.
La borne basse de 1 000 milliards de francs CFA figure dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029. Le montant définitif, le calendrier et les modalités doivent être précisés dans la loi de finances 2027, tandis que les services du ministère poursuivent leur analyse économique, d’après le responsable cité par Reuters.
Le besoin de financement s’inscrit dans un budget prévisionnel de 3 161,5 milliards de francs CFA, dont 84 milliards destinés au remboursement de crédits de TVA aux entreprises. Le gouvernement prévoit également 866,7 milliards de francs CFA de prêts-projets, 300 milliards d’appuis budgétaires liés à un éventuel nouveau programme avec le FMI, 400 milliards de titres publics sur le marché de la CEMAC, 250 milliards de financement bancaire direct et 131,5 milliards prélevés sur les réserves de l’État à la BEAC.
L’opération intervient après la dégradation, autour du 18 octobre, de la note souveraine du Cameroun par Fitch, de B à B-, en raison des incertitudes liées à la succession du président Paul Biya. Le rendement de l’eurobond camerounais arrivant à échéance en 2033 a atteint 10,65 %, un niveau record, selon Reuters. Ces tensions politiques avaient aussi conduit le MRC à demander, le 29 octobre, de constater la vacance du pouvoir au Cameroun.




