La RDC prévoit 350 millions de dollars et 150 milliards de francs congolais au quatrième trimestre
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Desk Eco

Le gouvernement de la République démocratique du Congo prévoit de mobiliser 350 millions de dollars et 150 milliards de francs congolais au quatrième trimestre 2026 par des émissions de titres du Trésor. La Banque centrale du Congo indique que les investisseurs privilégient les obligations libellées en dollars, selon sa note de conjoncture économique.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo prévoit de mobiliser 350 millions de dollars et 150 milliards de francs congolais au quatrième trimestre 2026 par l’émission de Bons et Obligations du Trésor, afin de financer le déficit prévisionnel de l’État, selon le calendrier des émissions des valeurs du Trésor publié par les autorités congolaises.
Depuis le début de l’année, les adjudications sur le marché intérieur ont rapporté 1 518,3 millions de dollars en titres libellés en devises, soit 92 % des prévisions annuelles. Les émissions en monnaie nationale ont atteint 357 milliards de francs congolais, soit 22,3 % de l’objectif, d’après la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC). Ces écarts illustrent la préférence des investisseurs pour les titres en dollars.
Lors de l’adjudication du 13 octobre, le Trésor congolais recherchait 60 millions de dollars à travers des obligations à deux ans rémunérées à 8 % par an. Les souscriptions ont atteint 76,8 millions de dollars, intégralement retenus, soit un taux de couverture de 128 %. Au 14 octobre, l’encours global des Bons et Obligations du Trésor s’élevait à 7 094,9 milliards de francs congolais, en baisse de 397,2 milliards, ou 5,3 %, en une semaine. Les titres en dollars représentaient environ 82 % de cet encours, selon la BCC.
Cette programmation intervient après la mobilisation de 23 millions de dollars sur 40 millions recherchés par le Trésor congolais, annoncée le 24 octobre 2026. Elle s’inscrit aussi dans un mois marqué par l’approbation, le 11 octobre, d’un financement catastrophe pouvant atteindre 500 millions de dollars pour la RDC.



