La sécheresse pourrait amputer le PIB tunisien de 11 % d’ici 2050
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Tunisia Online
Image d’illustration · Dominika P · Pexels · Licence PexelsLa sécheresse pourrait réduire le produit intérieur brut nominal tunisien de 4 à 11 % d’ici 2050, supprimer 216 000 emplois agricoles et porter le chômage au-delà de 17 %. L’aggravation des importations et des déficits extérieurs accentuerait la dépréciation du dinar et l’inflation, selon une étude de l’ITCEQ menée avec l’Agence française de développement.
La sécheresse pourrait réduire de 4 % à 11 % le produit intérieur brut nominal de la Tunisie d’ici 2050, selon une étude de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), réalisée avec l’Agence française de développement. Le scénario le plus sévère prévoit aussi la destruction de 216 000 emplois agricoles et un taux de chômage supérieur à 17 %.
La baisse des récoltes de dattes et d’huile d’olive augmenterait les importations alimentaires et creuserait le déficit commercial à 10,4 % ou 13,7 % du PIB, contre 8,9 % dans le scénario de référence. Le déficit courant atteindrait 7,3 % à 11 % du PIB selon l’évolution des prix alimentaires mondiaux, d’après l’étude consacrée au modèle macroéconomique GEMMES Tunisie.
Le modèle prévoit une contraction annuelle de 0,5 % de la production agricole. La baisse des recettes fiscales, la hausse des transferts sociaux et le recours à l’emprunt en devises pourraient accélérer la dépréciation du dinar et l’inflation, selon l’ITCEQ et l’Agence française de développement.
L’étude compare deux scénarios de forte inflation alimentaire mondiale, à 3 % et 5,5 %, avec une trajectoire de référence fondée sur une croissance agricole annuelle de 1,2 %. Elle estime que des mesures d’adaptation mal conçues pourraient entraîner un coût financier proche de celui de l’inaction climatique.
Ces projections interviennent alors que le budget tunisien 2027 fixe trois priorités face à une dette publique annoncée à 85 % du PIB. Elles éclairent les pressions supplémentaires que les chocs climatiques pourraient exercer sur les finances publiques.





