La justice sud-africaine encadre les manifestations anti-immigrés à Durban
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Vanguard

La justice sud-africaine encadre les manifestations du mouvement anti-immigrés March and March à Durban, après plusieurs mobilisations marquées par des violences et la mort d’un ressortissant étranger. Des centaines de militants se sont rassemblés devant le tribunal le 30 octobre, tandis que le gouvernement cherchait à limiter ces rassemblements, rapporte Vanguard.
La Haute Cour de Durban a autorisé le mouvement anti-immigration March and March à organiser ses manifestations, tout en imposant des restrictions renforcées, vendredi 30 octobre en Afrique du Sud. Le juge Peter Olsen a fixé les rassemblements entre 9 heures et 15 heures et interdit aux participants de porter des armes, de se couvrir le visage, de détruire des biens ou d’incendier des bâtiments, selon Vanguard.
Le gouvernement avait saisi la justice pour empêcher ces manifestations, après la mort d’un ressortissant étranger roué de coups par une foule d’environ 50 personnes la semaine précédente. Le ministre intérimaire de la Police, Firoz Cachalia, invoquait une menace pour l’ordre public et la sécurité des étrangers, ainsi que des renseignements faisant état d’un projet présumé d’incendie d’un centre d’accueil de réfugiés à Berea, à Durban.
Les manifestations ont réuni des centaines de personnes devant le tribunal de Durban, sous la surveillance de la police sud-africaine. Des membres d’ActionSA et du parti uMkhonto weSizwe, dirigé par l’ancien président Jacob Zuma, ont participé au rassemblement. Le président Cyril Ramaphosa avait déployé plus de 500 soldats pour appuyer la police après les violences, selon Vanguard. Le dossier doit revenir devant la justice en 2027.
La décision intervient après la mort d’un ressortissant étranger tué par 50 personnes à Durban, rapportée le 22 octobre. Elle fait suite au déploiement de 510 soldats par Ramaphosa le 27 octobre pour lutter contre les violences anti-immigrés au KwaZulu-Natal.

