La police sud-africaine demande l’interdiction de March and March
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après IOL

La police sud-africaine demande à la Haute Cour de Durban d’interdire les marches du mouvement March and March et de restreindre ses dirigeants. Les autorités invoquent des violences récurrentes et la difficulté à contenir les foules, tandis que l’audience examine les mesures préventives réclamées, rapporte IOL.
La police sud-africaine a demandé vendredi à la Haute Cour de Durban d’interdire les manifestations du mouvement March and March et de restreindre les activités de ses dirigeants. Elle estime que ses agents sont régulièrement dépassés par le nombre de participants, selon IOL.
L’avocate Nalini Govender, qui représente le ministre de la Police et le commissaire provincial du KwaZulu-Natal, a affirmé que les interventions après le début des violences ne suffisaient plus. Elle a invoqué le recours aux balles en caoutchouc et aux gaz lacrymogènes, qui ne permet pas, selon elle, de réparer les dégâts déjà causés.
La demande vise aussi à empêcher les manifestants d’agresser ou d’intimider des responsables publics et des membres de la population. La police affirme que ses ressources sont déjà sous pression à l’approche des élections et que les rassemblements, dirigés contre les ressortissants étrangers, affectent également les habitants et les petites entreprises.
Le juge Peter Olsen a demandé pourquoi les policiers n’avaient pas désarmé les participants porteurs d’armes et procédé à des arrestations. L’audience porte sur une requête urgente, alors que des avis de manifestation couvrent notamment des rassemblements prévus en octobre 2026, rapporte IOL.
La demande intervient après le déploiement de 510 soldats contre les violences anti-immigrés au KwaZulu-Natal, annoncé le 27 octobre par le président Cyril Ramaphosa.




